les universités Carleton salle de classeEngaging Emerging Leaders in Cancer Control (E2C2) est un projet de deux ans financé par la Fondation Trillium de l’Ontario et mené par la Campagne d’action contre le cancer en vue de faire participer les leaders de demain à la lutte contre le cancer. Ce projet sert de tremplin aux étudiants afin qu’ils mènent leurs propres projets de lutte contre le cancer sur les campus des universités ontariennes. Les étudiants de cinq universités, soit les universités Carleton, Lakehead, McMaster, Queen’s et l’Université de Toronto, y prennent part.

Les étudiants de l’Université Carleton ont choisi de s’attaquer au tabagisme sur leur campus. Les leaders étudiants Fraser Massie et Mel MacDonald ont accordé une entrevue à 1 sur 3 pour parler des efforts qu’ils déploient en ce sens.

Pourquoi avoir choisi de lutter contre le tabagisme?

Fraser : Principalement parce que le tabagisme est le plus gros problème ici. Nous sommes l’une des trois universités en Ontario où l’on vend encore des cigarettes. C’est pourquoi vous nous entendrez parler de la course au nivellement par le bas. À l’issue de cette course, qui oppose l’Université Queen’s et l’Université Carleton, il ne faut pas être le dernier campus à mettre fin à la vente de tabac. Pour ce faire, nous impliquons l’association des étudiants et les comités d’action, et nous sensibilisons les étudiants afin qu’ils interviennent eux aussi. Nous voulons qu’ils sachent ce que nous faisons et les effets que nos actions peuvent avoir sur eux et les futurs étudiants. Nous aimerions proposer une politique afin d’offrir un choix aux étudiants, ou du moins organiser un référendum afin que les étudiants puissent voter sur la question, de manière à ce qu’ils aient tous la chance de choisir la politique qui, selon eux, devrait être adoptée par leur université.

Mel : Nous essayons de trouver comment les entreprises qui vendent des cigarettes sur le campus pourront compenser la perte de revenus qu’elles enregistreront lorsque les ventes cesseront. C’est l’un de nos principaux obstacles.

Comment les choses se passent-elles?les universités Carleton étudiants

Mel : L’an dernier, nous avons lancé le projet. Cette année, nous commençons à agir. Si l’on voit quelqu’un fumer à moins de 10 mètres d’une porte, on lui demande d’aller fumer 10 mètres plus loin. Nous offrons également du soutien aux étudiants qui veulent cesser de fumer mais qui ne savent pas comment faire. Nous nous sommes associés au programme Cheminer sans fumée afin d’offrir à ces étudiants le soutien et les ressources dont ils ont besoin.

Fraser : Nous devons changer l’attitude de complaisance, parce qu’un grand nombre d’étudiants sont tout simplement apathiques ou mal informés. Des preuves tendent à démontrer que le taux de tabagisme est inférieur sur les campus dotés de politiques sans fumée.

Mel : Nous faisons également la promotion de l’exercice physique et de sa capacité à aider les étudiants à gérer leur stress. L’une des raisons pour lesquelles les étudiants commencent à fumer est qu’ils ne savent plus où donner de la tête et ne savent pas comment s’en sortir.

Fraser : C’est vrai. Les jeunes doivent savoir non seulement à quel point ils sont susceptibles de prendre l’habitude de fumer, mais aussi qu’ils peuvent efficacement briser cette habitude. Cela semble être leur plus gros problème : ils ne savent pas quoi faire. Pour de nombreux étudiants, fumer devient le moyen qu’ils utiliseront pendant le reste de leur vie pour gérer le stress. Puisque l’université est un établissement qui vise à nous préparer à la vie, elle devrait également nous préparer à gérer le stress.

Pourquoi est-ce que la lutte au tabagisme est importante pour vous?

Mel : C’est important pour moi parce que j’ai à cœur la santé des générations futures. E2C2 m’a donné la chance de soutenir ceux qui veulent arrêter de fumer mais qui ne savent pas comment y arriver. Cela permet également de réduire le risque que d’autres personnes aient le cancer plus tard.

Fraser : C’est important que nous sensibilisions les étudiants afin qu’ils n’aient pas à souffrir des conséquences de leurs erreurs. Je connais quelqu’un qui a commencé à fumer pendant ses études de premier cycle à l’Université Carleton. Il est maintenant âgé de 40 ans et il a reçu un diagnostic de cancer du poumon terminal. Il a des enfants de notre âge qui vont au collège et il a dû leur annoncer la triste nouvelle. Cette histoire est une source d’inspiration qui m’incite à changer les choses. Il faut faire savoir aux jeunes que leurs choix quotidiens peuvent avoir d’énormes conséquences sur leur santé à long terme.

Pour en savoir plus sur les travaux réalisés dans le cadre du projet E2C2, veuillez visiter le site Web du projet (en anglais seulement).